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About REVIEW 'I PAINT PICTURES ON A WEDDING DRESS'
Source VIBRATIONS
Issue/date No 15 June 1999
Author VINCENT HANON
submitted by JF DEBUISSON

Please e-mail me if you can provide a translation for this text

SAC A MALICE

ROCK - Avec ses cheveux qui tombent sur ses maigres épaules et ses fringues noires trop grandes pour lui, Stef Kamil Carlens a l'air d'un bel Indien urbain quelque peu angoissé à l'idée d'être lui. Face à l'agression externe, le leader du collectif anversois Zita Swoon réclame sa part d'autonomie. Pour mieux décrire l'univers intérieur, le visuel du groupe suffit. Ces agitateurs créent leur décor scénique, dessinent leurs vêtements, soignent leurs livrets, peignent des images sur de la musique. Leur premier album "Sunrise" était la BO imaginaire d'un film de Murnau et tentait de réconcilier Captain Beefheart, les Lounge Lizards et Nino Rota. "Un album, ca ne représente toujours qu'une partie infime de ce que l'on fait. Parfois, on travaille sur les bruitages et les sons. D'autres fois, ca sera davantage les chansons. Ensuite on voit, on essaie de tout rassembler au maximum. J'aime bien avoir l'idée que je suis quelqu'un de très libre." Stef Kamil Carlens se balade en effet dans la musique comme on flâne à la campagne. On l'a d'abord vu se fondre dans le paysage des deux premiers dEUS, puis s'autoriser une pause avec Kiss My Jazz (qui se prolonge d'ailleurs toujours actuellement), redémarrer ensuite avec A Beatband, enchaîner avec Moondog Jr. pour se poser (?) avec la nouvelle expérience Zita Swoon. N'a-t-il pas la sensation d'avoir un peu trop brouillé les pistes? "Si, mais c'est autant pour le public que pour moi que je fais ca. En même temps, j'ai toujours envie de suivre un peu mon coeur et ce n'est pas forcément la direction la plus normale." Plus bringuezingue et alternatif que le dernier dEUS "The Ideal Crash", le nouvel album de Zita Swoon affectionne cette idée de non-sens chère au plat pays qui s'étire de TC Matic - "Arno, c'est notre grand-père à tous" - à Ozark Henry. Enregistré à la Nouvelle Orléans, "IPPOAWD" tient plus du bric-à-brac expressionniste que du sac à malice plein de fausses bonnes idées. "Il y a beaucoup d'influences américaines, mais pas seulement...", se défent Carlens en évoquant sa rencontre avec le producteur Malcolm Burn. "Malcolm a travaillé avec Daniel Lanois sur des albums d'Emmylou Harris, de Bob Dylan ou des Neville Brothers. Il a également fait quelques productions seul avec Iggy Pop ou Patti Smith. Ca m'attirait d'enregistrer dans son studio. Mais je ne recommencerai pas : ca demande trop d'adaptation. On n'a eu que cinq semaines pour tout faire."

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